Le groupe socialiste de l'Assemblée Nationale a voté contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Comment pouvait il en être autrement ? Avec ce texte, le Gouvernement se moque de la représentation parlementaire.
Le budget qui nous était soumis a été construit sur la base d'une croissance de 1.75 % du PIB en 2012. Nous avions émis dès le départ des doutes sur un chiffrage qui nous semblait trop optimiste, eu égard aux derniers rebondissements d'une crise qui n'en finit plus et aux mesures d'austérité imposées aux français.
Ce pressentiment, hélas, c'est réalisé : laprévision de croissance a été revue à la baisse. Le Président de la République a lui même annoncé qu'elle tournerait d'avantage autour d'1% que de 1,75 %.
Dès lors, le texte que nous avons étudié, débattu, sur laquelle la représentation nationale s'est exprimée est d'ores et déjà caduc ! Ce Gouvernement, qui veut donner des lecçons de bonne gestion financière, après avoir laissé filer la dette, fait maintenant voter un budget caduc et insincère ! De qui se moque-t'on ?!
Sur le fond, ce texte manque cruellement d'ambition, se contentant de coupes budgétaire ici ou là, sans réelle cohérence. Avec ce texte, le déficit est condamné à se creuser et les prestations à diminuer.
Voilà pourquoi les socialistes n'ont pas cautionné ce texte. Le Sénat s'est calé sur notre position, en condamnant un texte "indigent irresponsable et irréaliste".