La campagne présidentielle est l’occasion de réamorcer le débat de fond dans l’optique d’améliorer le quotidien de nos concitoyens. Notre engagement politique ne consiste pas à nous écharper continuellement. Pourtant, l’UMP à choisi ce registre.
Toute campagne électorale possède son lot de polémiques stériles. La dernière en date porte sur le quotient familial. La proposition de François Hollande de faire évoluer ce dispositif vers plus d’équité se base sur un constat : le quotient familial tel qu’il est conçu pour le moment est injuste. En effet, 10% des foyers les plus riches (foyers soumis à l’impôt sur le revenu) captent plus du quart des 10 milliards d’euros de baisses d’impôt qu’apporte le quotient familial (soit 2,9 milliards d’euros). Cette situation infondée ne peut plus durer. La critique sans fondement dont à fait preuve la majorité présidentielle est symptomatique d’une incapacité à mener des réformes justes et efficaces. Nous souhaitons mettre en œuvre une véritable justice sociale.
Il ne s’agit pas de remettre en question les politiques familiales mais bien au contraire de "redonner du revenu à ceux qui n'en ont pas du tout ou pas assez" comme l'a souligné Jean-Marc Ayrault. Le quotient familial n’est que la partie d’un tout beaucoup plus conséquent. Il s’agit ni plus ni moins d’une réforme massive de la fiscalité. Comme l’a signalé Thomas Piketty, économiste l’impôt dans notre pays a un caractère régressif. Il est donc indispensable d’agir. C’est ce que propose, avec vigueur, François Hollande afin de rétablir un impôt juste et progressif.