« Je n'augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser » déclarait Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de 2007. Pourtant à peine élu le président de la République proposait une augmentation de la TVA, ce qui a couté un certain nombre de sièges de député à l'UMP.
Fort de cette expérience, Nicolas Sarkozy a décidé de ressortir de ses cartons une mesure qui incarne la teneur injuste de son mandat : la TVA dite « sociale ». Cette décision prise à la hâte il y a quelques semaines prévoit l'augmentation de 1,6 point de la TVA (soit 21,2% au lieu de 19,6%), ce qui représente l’équivalent annuel du paquet fiscal.
Il s'agit ni plus ni moins d'un nouveau plan d'austérité (Valérie Pécresse déclarait à ce sujet le 21 Novembre dernier : « il n'y aura pas de troisième plan d'austérité »), impulsé depuis le mois de décembre par une augmentation du taux réduit de TVA de 5,5% à 7 %, touchant des biens de consommation essentiels (l’eau, les transports en commun, le logement social, les livres, les fournitures scolaires, les sandwichs...).
La TVA est l’impôt le plus injuste puisque les ménages modestes et riches sont soumis au même taux. Elle représente à elle seule 14% du revenu d’un smicard contre 5 % pour les revenus les plus élevés. Cette mesure est donc par nature dangereuse pour le pouvoir d’achat des français et inutile pour la compétitivité du pays. La hausse du taux de TVA aura pour conséquence l’augmentation générale des prix. Les retraités, les étudiants, les chômeurs, tous ceux qui consacrent l’essentiel de leurs revenus pour subvenir à leurs besoins essentiels en seront les premières victimes.
J'ai défendu vigoureusement avec mes collègues socialistes la suppression de cette mesure à l'Assemblée Nationale. Il me semble en effet injuste de faire payer le plus grand nombre pour préserver les privilèges d’une minorité.
François Hollande propose pour relancer la production, l’emploi, la croissance et la compétitivité du pays un véritable pacte productif. Son premier acte, s’il est élu, sera d’abroger la TVA dite « sociale ».